Témoignages 2009

Témoignages et entraide...

Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:52

Les témoignages plus récents sont disponibles sur le site de l'APEO.

Anne-Sophie

En ce qui concerne l’écrit, je n’ai pas été trop perturbée, car c’était la 3e fois que je passais Paris…

Je trouve l’épreuve de compréhension de texte assez déstabilisante, et il ne faut pas laisser l’angoisse monter, mais bien garder son sang froid !!! Les questions sont tournées de façon à vous faire tomber dans des pièges, il faut donc être très attentif !

Pour le vocabulaire et l’orthographe/grammaire, c’est bête et méchant mais il faut vraiment apprendre par coeur. Encore une fois, je trouve qu’il y a des petites ambiguités quant aux questions… Parfois on est sûr de nous pour une réponse, et puis on se rend compte qu il y a une petite nuance alors on doute un peu…

Mon oral a dû durer 20 minutes, mon jury était composé de deux femmes, une qui posait les questions et l’autre qui prenait en notes mes réponses. Elles ne se sont pas présentées, mais étaient assez agréables, souriantes.

Elles m’ont d’abord demandé mon âge ainsi que mon bac, puis m’ont posé la question suivante :

« On parle de difficultés d’adaptation sociales et scolaires à propos des enfants atteints de troubles du langage. Dites pourquoi on parle de difficultés et dites ce que peut y faire l’orthophoniste. Vous en profiterez pour nous dire pourquoi vous êtes ici. »

J’ai trouvé ça très dur, j’ai été complètement destabilisée par la question !!! Je n’étais pas du tout satisfaite de ma réponse, de plus, je n’ai pas réussi à saisir l’opportunité qui m’était donné pour parler de mon parcours et de mon envie de faire ce métier…

Ensuite elle m’ont donné les 4 mots à retenir (je ne me souviens que de 3 : tennis, chapitre et contravention).

S’en est suivie l’épreuve de vocabulaire, j’ai été interrogée sur les 5 mots suivants :

- acrimonie

- atrabilaire

- hialographie (je ne suis pas du tout sûre de l’orthographe)

- barcarolle

- salmigondis (avec le stress, j’ai omis de parler du ragoût…)

J’ai dû les épeler, donner leur(s) définitions et les employer dans une phrase.

Ensuite j’ai eu l’épreuve de mémoire de travail, elles m’ont donné à chaque fois deux mots, ou parfois deux logatomes, et je devais donner les lettres par ordre alphabétique, c’est assez dur de mémoriser les mots, surtout quand ils n’existent pas…

Il y a eu également une épreuve de rétention, elles m’ont donné des phrases, 4 ou 5 il me semble, assez simples et courtes, et je devais redonner les mots dans l’ordre inverse d’apparition. Il suffit de bien mémoriser la phrase à l’endroit.

Il y a eu aussi l’épreuve de résumé, j’ai eu un texte d’une page à lire à voix haute. Ce texte parlait des jeux vidéos, de leurs méfaits lorsqu’ils sont utilisés sans modération, mais aussi des éventuels bienfaits. J’ai dû lui donner un titre et répondre à la question suivante : « Quels sont les bienfaits des jeux-vidéos ? »

Elles m’ont ensuite demandé de leur redonner les 4 mots du début à retenir, je n’ai pu me souvenir que de deux, le troisième m’étant revenu en franchissant la porte à la fin de l’oral….

Puis enfin il y a eu l’épreuve de dictée, je l’ai trouvée assez simple, pas de mots hyper compliqués, environ 10 lignes. Elle n’a dicté les phrases qu’une seule fois, sans relecture à la fin, mais m’attendait à la fin de chaque phrase.

Ce que je retiens de cet oral c’est que rien n’est perdu d’avance ! J’étais vraiment très très déçue de moi en sortant, je n’ai pas su rebondir lors de la première question, j’ai complètement manqué d’originalité en ce qui concerne le titre à donner au texte, je n’ai su redonner que 2 mots sur les 4, et en vocabulaire je me suis emmêlée entre atrabilaire et acrimonie, je ne connaissais pas hialographie (mais ai quand même dit que ça devait être l’étude de quelque chose, alors que graphie c’est même pas l’étude… hum) et j’ai eu un trou de mémoire pour la définition de barcarolle, que je n’ai même pas su bien orthographier !! Autant dire que je pensais vraiment que c’était fichu, et au final j’ai terminé 71e sur liste principale…

Alors ne pas croire que tout est perdu !!!
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Re: Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:52

Anaïs

Le concours de Paris de cette année était ma dernière tentative et d’ailleurs je n’ai passé que celui-ci. Après trois ans de labeur et des tentatives infructueuses (bien que bien placée à chaque fois), je savais à quoi m’attendre en ce qui concernait les épreuves écrites attendues ce jour-là. Mais quand je suis sortie du concours j’étais dépitée et franchement dubitative sur mes performances du jour.3 semaines après environ sans trop y croire j’appelle chez moi pour savoir si j’avais reçu la lettre tant attendue et effectivement oui. A ma grande surprise j’étais convoquée pour passer l’oral.

Première victoire!!!!

Vient le jour capital de l’oral ( mon premier oral) et ma foi je n’étais pas trop stressée car j’avais eu la chance d’être hébergée chez une ancienne première année ce qui m’a mis plus en confiance.

je pense que vraiment la clé de la réussite c’est de contenir son stress parce que sinon le risque est de bafouiller. Un bon conseil: l’oral de Paris est plutôt technique. C’est-à-dire qu’il faut s’être préparé au préalable à quelques petits exercices du style: travailler sa mémoire, être capable de mémoriser plusieurs informations en même temps, faire preuve de concentration. Lire un texte avec la prosodie et être capable ensuite de restituer l’essentiel de l’information, ou les idées directrices. Mais également s’entraîner aux dictées en essayant de ne pas se relire, et de mémoriser des segments de phrase assez longs.

Pour ma part je suis tombée sur les épreuves suivantes:

- Au début de l’entretien on m’a donné 4 mots que je devais mémoriser et redire à la fin de l’entretien. ( un bon conseil: se les redire dans sa tête à chaque fin d’épreuve).

- Entretien: Une question de motivation masquée: » Donnez 3 avantages et 3 inconvénients de la profession d’orthophoniste », mais vous pouvez très bien avoir: « pourquoi vouloir faire orthophoniste et pas professeur des écoles? ». Donc pensez à étudier tous les cas de figure. De plus, plus vous en savez sur la profession, mieux c’est.

- Exercices de mémoire et de rapidité:

1) on me donne une phrase (5 à 10 mots) et il faut que je donne les mots dans l’ordre inverse.

2) On me donne deux mots et je dois remettre les lettres dans l’ordre alphabétique ( ex: pomme/ catastrophe: aX2, cX1, eX2, hX1, mX2, oX2, pX2, rX1, sX1, tX2) ( bon conseil: ne pas vouloir aller trop vite et s’emmêler les pinceaux. Moi j’ai pris mon temps et ça a marché).

-Plusieurs mots à définir, à épeler et à restituer dans une phrase ( j’ai eu si mes souvenirs sont bons: bariolure, varappe, cacographie, saurisserie et ankylose)

-Un texte à lire et à résumer ( je suis tombée sur un texte en rapport avec la maladie d’Alzheimer)

-Une dictée (assez courte et pas très difficile).

Pour finir un bon conseil, ne vous relâchez pas dans l’effort et surtout dans la concentration (surtout à la dictée ) car une erreur est vite arrivée, je parle en état de cause.

Sur ce bon courage à toutes et à tous et ne vous découragez pas, la réussite vous tend les mains!!!!!
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Re: Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:53

Adèle

J’ai passé plusieurs oraux et l’oral de paris ne m’a pas paru être le plus difficile même si il demande vraiment une grande préparation. Je dois avouer que pendant mon année de prépa, je pensais plus aux écrits qu’aux oraux. Je me disais qu’il était « inutile » de travailler l’oral dès le début de l’année, qu’il fallait plutôt se concentrer sur la préparation des écrits, qu’on pouvait de toute façon se « débrouiller » à l’oral sans grande préparation, etc. Or, GRAVE ERREUR ! Après le cap des écrits passé, on se rend compte que l’oral doit absolument être travaillé et qu’il ne s’improvise pas, surtout à paris d’ailleurs. En effet, l’oral de paris est beaucoup plus « technique » que les autres. On nous pose, tout d’abord, une question, parfois un peu tarabiscotée. J’avoue que je ne m’en souviens plus trop tant elle était bizarre et formulée étrangement mais c’était quelque chose du genre « l’orthophonie est un métier de communication, comparer l’orthophonie avec un autre métier de la communication et expliquer en quoi c’est le métier d’orthophoniste qui est fait pour vous et non cet autre métier ». Je ne devais pas employer certains mots: « soin », « communication », « langage » et un quatrième mais je ne m’en souviens plus… On m’avait répété avant l’oral que je devais absolument dire le maximum de choses en répondant à cette question car c’était le seul moment où je pourrais exposer mes motivations. Donc c’est ce que j’ai fait: j’ai essayé d’être le plus clair possible, je me suis un peu embrouillée mais je n’étais pas trop mécontente de moi. J’avais comparé l’orthophonie avec le métier d’enseignant.

On m’a demandé ensuite de retenir quatre mots que je devrai restituer à la fin de l’oral (je m’étais bien entraînée donc j’ai pu les restituer). On m’a ensuite demandé d’épeler cinq mots, de les définir et de les employer dans une phrase. Il y avait « couvain », « barbeau », « stertor » et les derniers je ne m’en souviens plus.
Je sais juste que je n’en connaissais que deux. Il y avait aussi des phrases à répéter à l’envers, de plus en plus dures, des mots à épeler dans l’ordre alphabétique (des mots qui existent et d’autres qui n’existent pas), un texte à lire (on peut prendre son temps) puis qu’il faut résumer puis titrer. Pour finir il y a une dictée. Elle ne m’a pas été lue trop vite mais on ne me donnait pas la ponctuation et il n’y a pas de relecture. Pendant la dictée, je me souviens que je n’étais plus du tout concentrée, j’ai du faire plein de fautes mais je ne m’en souviens même plus !

En tout cas, les deux jurys étaient très sympathiques même si j’avais l’impression qu’elles n’étaient pas très concentrées sur ce que je leur disais (elles regardaient par la fenêtre, trifouillaient leur portable, etc), elles ont fait quelques petites blagues, et étaient plutôt chaleureuses.

Quand je suis ressortie de l’oral j’étais très mitigée, car j’avais été assez hésitante sur plusieurs questions et il y avait plusieurs questions auxquelles j’avais fait des erreurs. En plus, je n’arrivais pas du tout à me rendre compte si j’avais plu ou non au jury.

Pour résumer, on peut faire des erreurs (même beaucoup) et être prise. Surtout, je pense que ce n’est pas tant les réponses qui sont observées mais l’attitude. Est-ce que le candidat parle clairement ? Est-ce qu’il perd ses moyens ou garde confiance jusqu’au bout de l’oral ? Est-ce qu’il semble à l’aise, réfléchi, calme ? Est-ce qu’il arrive à se concentrer sur une longue durée ? Est-ce qu’il a l’air sûr de son choix ? Est-ce qu’il se rend compte lorsqu’il fait des erreurs et les corrige (on a le droit de revenir sur ce que l’on a dit, chaque réponse n’est pas définitive) ? Je pense qu’il faut donc avant tout être convaincu soi-même et se dire que le but de l’oral et vraiment de convaincre le jury ! Il faut aussi avoir pris du temps pour travailler cet oral, car on est d’autant plus à l’aise quand on sait ce qui nous attend. Et ne pas paniquer évidemment..
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Re: Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:53

Anne

Un témoignage d’une « vieille », ça peut servir. En tout cas, n’ayant pas eu la possibilité de passer par une prépa, j’avais lu tout ce que j’avais pu trouver sur ce fameux concours et je m’étais promis, si j’étais reçue, d’apporter ma pierre pour éclairer les futur(e)s candidat(e)s.

Pour l’écrit, j’ai beaucoup révisé dans des bouquins type Difficultés du français et j’ai fait beaucoup d’exos de voc dans le Vuibert. J’ai fait des fiches avec les mots que je ne connaissais pas et essayé de les revoir tous les jours. J’ai aussi fait des exos de logique, car je ne me sentais pas très douée pour ces petits jeux. Peu préparée (quelques annales) et très inquiète sur l’épreuve de compréhension de texte, car parfois je n’étais pas d’accord avec le corrigé…

Je suis sortie en n’ayant aucune idée de mon niveau (quel était celui des autres ?), mais en étant assez angoissée d’entendre que, pour la plupart, les personnes qui étaient là s’étaient spécifiquement préparées aux exercices proposés, parfois pendant deux ans, voire trois.

Pour l’oral, je me suis retrouvée face à deux femmes, ni franchement avenantes ni désagréables. En tout cas elles n’ont jamais manifesté la moindre agressivité à mon égard. D’entrée de jeu, elles m’ont dit : « Nous allons vous poser une question à laquelle vous devrez répondre en prenant bien en compte le sujet, sans rien omettre, sans rien ajouter. » Agréable mise en condition… La question, je l’ai trouvée assez alambiquée (et longue !). En gros, en quoi des troubles du langage oral et de la cognition pouvaient entraver le langage écrit. Là, j’ai commencé à me liquéfier (au sens premier, puisque j’ai dû sortir un mouchoir pour m’éponger tellement je transpirais…), je me suis sentie totalement déstabilisée par cette première question à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Et je n’ai pas casé une seule de toutes les motivations que j’avais pourtant essayé de formuler de la manière la plus juste possible lors de ma préparation. Il paraît que c’était en répondant à cette question qu’on devait exposer ses motivations. Je n’ai donc à aucun moment de mon oral évoqué mon parcours ou les raisons de ma présence à ce concours. Ma réponse a été digne d’un élève de CM1, je pense. Je me suis dit que c’était cuit, que vu mon niveau elles allaient me prier de sortir. Ça n’a pas été le cas.

Elles m’ont demandé de retenir 4 mots (« plaque », « établissement », « quille », « accompagner »). Pour certains, essayer d’établir (rapidement !) des liens entre ces quatre mots peut s’avérer utile.

Ensuite, donner dans l’ordre alphabétique les lettres composant 2 mots ou 2 logatomes réunis. J’ai voulu aller vite, je me suis trompée. Elles m’ont bien dit : « Prenez votre temps, vous n’êtes pas notée sur la vitesse d’exécution de l’exercice. » A retenir ! Une phrase du style « le musicien a cassé une corde de son violon » : donner les mots dans l’ordre inverse. Même conseil : ne pas se précipiter.

Mots à épeler et définir : « macrochirie », « méphitique », « anémomètre », « stipendier ».

L’horrible exercice du résumé précédé de la lecture du texte (qui portait sur la législation relative à l’emploi du titre de psychothérapeute). Ma technique laissait vraiment à désirer, mais elles ont semblé se contenter de ce que j’avais fait. Je devais également donner un titre au texte, ce que j’ai oublié de faire (et ce qu’elles ont elles aussi failli oublier de me redemander).

La dictée. J’avais lu dans des témoignages qu’elles allaient très vite. En fait, si je n’avais pas fini d’écrire, elles ne répétaient pas mais ne poursuivaient pas non plus. J’avais la main qui tremblait et une écriture franchement moche. Figuraient dans la dictée quelques pièges classiques (genre participe passé de « se succéder », « quelque » + dénombrement) et deux ou trois mots genre « logorrhée ».

A la fin, elles m’ont demandé si je m’étais préparée seule. Je leur ai répondu en leur demandant si ma prestation avait été si mauvaise que ça. Elles m’ont juste dit que ce n’était pas forcément le sens de leur question et que ça dépendait beaucoup du niveau des autres candidats. Il ne me restait plus qu’à attendre les résultats.
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Re: Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:54

Carole

Je suis actuellement en première année en orthophonie.

J’ai donc passé le concours en 2009, pour la troisième fois (la première fois surtout « pour voir » comme on dit ).

Au niveau de l’épreuve écrite, je n’étais pas très stressée car je connaissais déjà l’ambiance : trouver son chemin dans Rungis (pas compliqué, suffit de suivre les troupeaux de filles ), des salles assez immenses et surtout, voir tout ce monde passer le même concours peut impressionner la première fois .. L’écrit ne s’est pas trop mal déroulé, c’était assez typique des épreuves de Paris avec le vocabulaire, des questions de logique, des questions de français et le texte. J’ai commencé par la logique, puis le vocabulaire et le français pour finir par le texte. Je n’ai pas très bien géré mon temps car je savais que mon point fort était le français alors j’ai mis le paquet dessus. Du coup il me restait peu de temps pour répondre aux questions du texte, alors je l’ai lu avec concentration, et j’ai essayé de répondre aux QCM mais je n’ai pas eu le temps de vérifier sur le texte (ce que je ne conseille évidemment pas !). Pour Paris, surtout bien prendre l’habitude de regarder s’il y a une ou plusieurs réponses, ne pas trop penser au reste, à l’enjeu etc juste se concentrer sur sa copie comme on fait un exercice en général, c’est ce que je conseillerais avant tout ! En sortant, je trouvais avoir pas trop mal réussi mais j’étais franchement certaine de ne pas passer l’oral.

Puis j’ai reçu les résultats, et en fait joie immense de voir que j’allais passer l’oral ! Alors évidemment je n’avais pas du tout commencé à le préparer mais nous avons eu un mois, donc j’ai surtout revu le vocabulaire, fait des dictées et beaucoup d’exercices de mémoire, avec ma famille et avec une amie.
Le jour de l’oral j’y suis allée avec cette amie qui le passait aussi, et sincèrement ça aide à se détendre et relativiser ! L’APEO était là pour nous accueillir, et de pouvoir discuter avec les autres qui attendent ou viennent de passer est assez rassurant. Cette année ils avaient bien fait les choses car les jurys avaient une séquence de sujets, ce qui fait que tous ceux qui passaient à la même heure avec des jurys différents avaient le même sujet, les suivants un autre … donc le fait de dire aux autres ce qu’on avait eu ne pouvait pas vraiment favoriser les derniers.

Mon jury était composé de 2 hommes, très accueillants et sympathiques, qui faisaient tout pour mettre à l’aise, en blaguant. Ils m’ont donné les mots à retenir, m’ont demandé comment je suis arrivée à l’orthophonie, puis j’ai eu une question dont je ne me souviens plus trop mais c’était sur les personnes âgées. Là j’ai eu du mal à répondre alors j’ai pris mon temps pour formuler des phrases mais n’en ai pas trop dit de peur de me perdre dans des explications vaseuses. Puis il y a eu des exercices de mémoire avec les phrases à dire à l’envers par exemple (« le petit chat est parti dans le jardin >> jardin le dans parti .. faire attention aux petits mots de liaison !!), que j’ai plutôt bien réussis, les 5 mots de vocabulaire, je n’en connaissais qu’un, impéritie que j’ai su épeler définir et mettre dans une phrase. Pour les 4 autres j’ai tenté ma chance et même si mes défiintions étaient toujours fausses, je les ai bien épelés et pour 3/4 mon exemple a fonctionné (j’ai vraiment pris ça avec humour). Puis il y a eu le texte à lire une fois à voix haute (s’entraîner à ne pas lire trop vite surtout !) puis dans sa tête pour ensuite donner un titre et le résumer. Quand ils m’ont dit de le relire dans ma tête, ils ont commencé à discuter à voix haute,, juste devant moi donc, de livres, de BD … au début j’ai eu tendance à les écouter puis je me suis concentrée, et ils étaient tellement partis là dedans que j’ai eu le temps de lire 2 fois. Enfin la dictée a été, assez facile, pas de grosses difficultés, et ils lisaient assez lentement, regardaient si j’avais fini avant de continuer.Ils m’ont demandé les mots, j’ai pu en redire 3, j’en avais oublié totalement 1 et j’en ai transformé un autre. A la fin ils m’ont demandé si ça avait été, j’ai dit que oui, à part la chaleur !! (regarder la météo, parce que j’avais choisi un Tshirt pas trop près du corps et c’était une bonne idée!).

Je pense que l’oral n’est pas difficile, ils regardent surtout si on ne se destabilise pas trop vite. Par exemple, pendant la dictée, celui qui ne dictait pas faisait parfois des petites grimaces à l’autre comme si j’avais fait une faute, ou pendant les exercices il pointait certains passages de l’exercice sur la feuille de celui qui me le faisait faire en faisant des mouvements de mains qui voulaient dire « moyen ».. Donc surtout ne pas faire attention à ça, ne pas hésiter à faire un peu d’humour s’ils en font, parler aux deux examinateurs et ne pas oublier qu’ils feintent beaucoup pour vous faire peur !! En sortant de l’oral j’étais plutôt contente de moi, mais vraiment je n’aurais pas su dire si c’était bon ou pas… alors surtout il faut y croire !!

Bon courage !!
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Re: Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:54

Clarisse

Je n’aurais jamais cru, il y a encore un an, me retrouver à rédiger un témoignage sur le concours d’ortho ! Et oui, j’étais à votre place l’année dernière, à lire et relire tous ces précieux témoignages et à glaner toutes les informations possibles sur internet. Me voilà heureuse de rendre à mon tour la pareille et vous faire bénéficier de mon expérience. Car en pleine préparation du concours, on a besoin de motivation et de sources d’encouragements !

Je suis une « reconvertie » et me suis décidée à passer le concours peu de temps avant la fermeture des inscriptions fin janvier 2009. Je travaillais à plein temps à ce moment là et le marathon a été déclenché très vite ! Après être passée par une phase douloureuse de prise de conscience face à l’ampleur de la tâche des révisions « quelle horreur, je n’arriverais jamais à apprendre tout ça ! », j’ai en parallèle lu tout ce que je pouvais trouver sur internet sur le concours, les études etc. et ça a vraiment contribué à me booster. Mes outils principaux de révision ont été les Vuibert « annales et corrigés » et « exercices corrigés de vocabulaire ». J’avoue que le 2nd a plus contribué à me stresser qu’autre chose car on n’en voit jamais le bout mais avec le recul, et même si je n’en ai exploité que peu de pages, il s’avère très bien fait et utile. Ma philosophie pour ce concours : « je fais le maximum, tout ce que je réussis à apprendre est bon à prendre. De toute façon, le temps n’est pas extensible ». J’ai aussi fait quelques dictées de Bernard Pivot et gardé toujours sous la main mon dictionnaire. Réaliser des fiches (vocabulaire, grammaire par thèmes) m’a aidé à apprendre.

Le jour J de l’écrit, j’arrive à Rungis et j’avoue que même si je m’étais préparée psychologiquement, ça fait un choc de voir cette marée humaine de filles toutes pleines d’espoir. J’y suis allée seule, en essayant de garder une distance « avec mes sens » c’est à dire fermer mes écoutilles et mettre des oeillères pour ne pas me stresser et relativiser au maximum.

L’épreuve passe à toute allure. Un conseil : ne vous précipitez pas pour répondre aux questions. Suite à l’écrit, je me suis fait de belles frayeurs en revoyant les épreuves dans ma tête et me disant que j’étais peut-être tombée dans les pièges voulant aller trop vite. Lisez et relisez bien les énoncés, c’est capital car il s’y cache parfois quelques formulations traîtres ou tout simplement on prend le risque de passer à côté de la réponse. Je parle notamment des questions de logique. Commencez par les épreuves avec lesquelles vous êtes le plus à l’aise. J’ai trouvé que l’épreuve de compréhension de texte exigeait beaucoup de temps et de concentration. J’ai terminé par ça mais en prenant soin de me dégager un maximum de temps pour cette épreuve.

Voilà, l’épreuve écrite est déjà finie et on sait que l’attente des résultats va être longue et qu’on va traverser des phases d’espoir et de désespoir ! La fameuse enveloppe arrive et là on explose de bonheur ! Mais la réalité nous rattrape vite et il faut se remettre au travail et se préparer à l’oral qui apparaît comme une épreuve assez déconcertante…

J’ai contacté par des forums d’autres filles qui souhaitaient joindre leurs efforts pour qu’on s’entraîne. L’épreuve arrive vite et me voilà à la Pitié Salpétrière en attendant mon tour. Je suis tombée sur un jury de 2 femmes plutôt bienveillantes. Elles m’ont demandé mon âge et ce que j’avais fait avant. Ensuite l’épreuve en tant que telle a commencé : 4 mots à mémoriser (désolée, je n’en ai aujourd’hui aucun souvenir ! Mais je me souviens que c’était des mots simples et plutôt longs genre 3 syllabes minimum). J’ai réussi à retenir les 4 en essayant rapidement de me raconter une petite histoire pour les lier entre eux (même si le lien n’est pas toujours évident !!). Ensuite, elles m’ont posé une question que j’ai trouvée assez déstabilisante du genre « quelle est la différence entre langage et parole ? » mais je ne me souviens plus de la question précisément. Je ne crois pas avoir été bien convaincante sur la réponse car j’ai été perturbée par cette question trop large et théorique. Après, dans le désordre : épreuve où il faut donner les consonnes et les voyelles des mots cités, dans l’ordre alphabétique pour les consonnes et d’apparition pour les voyelles (si mes souvenirs sont bons). Epreuve de vocabulaire : épelez, donnez la définition et placez dans une phrase les mots « Burelle – Maganer – Schlague – Déférence » et j’ai oublié le 5ème. J’ai été plutôt mauvaise sur cette épreuve donc rassurez-vous, ce n’est pas forcément disqualifiant de se planter à une épreuve. Ensuite, épreuve où il faut dire à l’envers une phrase : là, il ne faut pas se précipiter et bien visualiser la phrase dans sa tête. Puis la lecture à voix haute d’un texte. On nous laisse ensuite bien le temps de le relire dans notre tête puis il faut le titrer et le résumer. Et enfin, la dictée, que j’ai personnellement trouvée difficile parce qu’on a pas le temps de réfléchir et parce que j’ai eu l’impression d’oublier toutes les règles d’accord (mots composés, participes passés) ! Donc, entraînez-vous bien avant pour que ce soit des automatismes.

Mon bilan sur cette épreuve : posez-vous au maximum, n’oubliez pas de sourire (!), et ne foncez pas tête baissée sur les réponses. Le jury observe et « examine » autant qu’il questionne et déroule ces épreuves. Je suis sortie avec un sentiment mitigé sur mes réponses aux épreuves mais étrangement confiante car j’avais réussi à relever les défis sans me laisser déborder par le stress. Vivez chaque épreuve une par une et si vous avez le sentiment d’en avoir « raté » une, misez sur la suivante ! C’est l’ensemble qui compte et aussi votre réaction.

Je vous souhaite bon courage pour vos révisions et surtout d’avoir cette chance d’étudier cette passionnante discipline. J’ai personnellement tous les jours la confirmation que tous ces efforts en valaient vraiment la chandelle !
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Re: Témoignages 2009

Messagepar adminapeo » 04 Déc 2012, 19:55

Y.

Je prends enfin le temps de témoigner de mon expérience de ce fameux concours, je me souviens à quel point j’étais avide de témoignages l’année dernière !

Je n’ai pas un profil tout à fait classique : j’ai 35 ans, 4 enfants (le petit dernier est né 2 semaines après l’épreuve orale, il a donc participé in utero à la préparation du concours et aux épreuves !), et une formation initiale tout autre : prépa HEC, diplôme d’Ecole de commerce, 10 ans d’expérience dans une grande entreprise multinationale.

J’ai profité de mon congé maternité pour me préparer au concours, armée de mon dictionnaire, de mes Vuibert, de mes fiches et de mes répertoires, profitant des moments de calme quand mes enfants étaient à l’école ou à la crèche.

L’écrit :

L’ambiance :

Comme vous pouvez l’imaginer, plus de 3000 personnes au même endroit, au même moment pour la même épreuve, çà fait du monde dans ces immenses salles de Rungis …. Mais il suffit de le savoir et de ne pas se laisser impressionner. Apportez vos boules quiès et hop au top départ : calme et concentration, tout en gardant un œil sur votre montre car le temps passe très très vite.

Les épreuves :

En grammaire, c’est là qu’il faut s’assurer des points et où le travail paie. Il faut être incollable sur notamment les accords des participes passés, les verbes irréguliers, l’usage des adverbes et pronoms relatifs, les pluriels particuliers, en orthographe : les terminaisons particulières et les consonnes doubles … Le Vuibert grammaire est bien utile pour cela, ainsi que les livres du type « Les difficultés de la langue française » ou « 500 fautes à ne plus commettre ».

En vocabulaire, c’est évidemment plus difficile de viser juste dans ses révisions. J’ai pris le Vuibert vocabulaire et j’ai appris la plupart des mots des listes de la fin, ce qui m’a beaucoup aidé d’ailleurs pour l’oral.

En compréhension-déduction (tests de type psycho-technique), pas sûr que cela vaille la peine de se préparer spécifiquement. En général ce n’est pas trop difficile, et il y a peu de questions, l’enjeu est plutôt de ne pas perdre de points mais je ne pense pas que ce soit là qu’on puisse faire la différence …

En compréhension de texte, alors là …. Je trouve cette épreuve déroutante car les réponses me paraissent bien subjectives … le seul conseil que je pourrai donner : attention à garder assez de temps pour cette épreuve car une simple lecture en diagonale induit forcément en erreur, c’est parfois assez tordu.

L’oral :

L’oral est très technique, ce n’est absolument pas un entretien de motivation. On a peu ou pas l’occasion de parler de soi, ce qui est d’ailleurs un peu frustrant.

J’ai d’abord eu une question très longue à propos des personnes âgées et l’orthophonie. J’ai eu du mal à retenir l’ensemble de l’intitulé et je me suis sentie très peu inspirée dans ma réponse … Mais j’ai réussi à rester concentrée pour la suite.

Il fallait que je mémorise 4 mots qu’on m’a demandé de restituer à la fin. J’ai lu un texte à voix haute, il fallait ensuite que le résume, donne la problématique et un titre sans garder le support sous les yeux. J’ai dû épeler et définir 5 mots de vocabulaire. Je devais répéter des phrases et des logatomes en commençant par la fin. J’ai eu une dictée.

J’avais en face de moi deux jeunes femmes orthophonistes, à l’attitude très neutre. Je pense que surtout, si on loupe une des questions, il ne faut pas se laisser abattre et il faut se ressaisir pour la suivante et on conserve toutes ses chances.

Personnellement, je n’avais qu’une trouille : accoucher la veille ou le jour même de l’oral mais mon bébé a dû sentir mes ondes et n’est arrivé que le jour du terme 2 semaines plus tard … !

Et maintenant, me demande t-on parfois, comment çà se passe ? Et oui, le concours c’est bien mais il faut bosser pendant 4 ans maintenant !

Bon, j’avoue qu’avec 4 jeunes enfants à la maison, c’est assez sportif, mais c’est viable. Qu’il me paraît loin le temps de mes premières études où je n’avais pas en plus à gérer l’intendance d’une famille nombreuse ! Il y a un super réseau d’entraide « Le club des mamans » constitué d’environ une vingtaine de « reconverties » qui permet de profiter des synthèses des cours réalisées par l’une d’entre nous à chacun son tour, ce que je trouve très précieux.
J’ai choisi de changer de métier à la fois pour des raisons de fond et de forme, et j’en suis absolument ravie ! J’encourage toutes celles (et ceux) qui hésitent à avoir confiance et à se lancer ! Avec du travail, de la détermination, et de la chance, çà peut marcher !
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